Témoignage personnel

Vaincre les commotions: de la lutte aux études

Faites connaissance avec Emily, étudiante à la maîtrise à l'Université de Guelph, qui a transformé son combat personnel contre les commotions cérébrales et le syndrome post-commotionnel en une passion pour la recherche en neurosciences.

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Vaincre les commotions: de la lutte aux études

Rencontrez Emily, étudiante en deuxième année de maîtrise et responsable de la nouvelle section de la CLF Canada à l’Université de Guelph. Au secondaire, Emily a subi deux commotions cérébrales qui ont mis fin à son parcours sportif. Son expérience des commotions et du syndrome post-commotionnel l’a finalement amenée à décider de poursuivre des études en neurosciences et une future carrière dans la recherche sur les lésions cérébrales et la santé mentale.

Emily

Il y a huit ans, j’ai subi sans le savoir ma première commotion cérébrale lors d’un entraînement de hockey. À l’époque, mes entraîneurs n’avaient pas discuté de l’importance des symptômes de commotion et de ce qu’il fallait faire si on en ressentait. En conséquence, j’ai continué à m’entraîner et à jouer des matchs malgré les symptômes que je ressentais. Si j’avais compris la portée de mes symptômes, j’aurais arrêté de participer aux entraînements et aux matchs, ce qui aurait ultimement prévenu la deuxième commotion que j’ai subie lors d’un match seulement deux semaines plus tard. Après cette deuxième commotion, j’ai ressenti une douleur accablante au cou et à la tête, une sensibilité à la lumière et au bruit, des nausées et des étourdissements extrêmes, ainsi qu’une sensation de brouillard qui rendait les tâches simples presque impossibles. En conséquence, on m’a finalement dirigée vers un médecin qui a diagnostiqué mes commotions. J’ai fini par manquer deux mois de ma 10e année et mes médecins m’ont conseillé d’abandonner tous les sports de contact.

Conquering Concussions: From Struggling to Studying

Les mois suivants ont eu un impact important sur mon bien-être physique, mental et émotionnel. Tout d’abord, je n’ai pas pu fréquenter l’école pendant près de deux mois lors de ma 10e année. Pendant cette période, je me souviens m’être sentie extrêmement isolée de mes amis et de mes coéquipiers, et triste des occasions que je ratais. Je passais la majeure partie de chaque journée allongée dans le noir, avec des sorties occasionnelles pour des rendez-vous chez le médecin et en physiothérapie. Beaucoup de mes amis ne comprenaient pas ce que je traversais, et je trouvais difficile de décrire les sentiments d’isolement et de vide que je ressentais.

L’arrêt du sport a également eu un impact négatif important sur mon bien-être. Une grande partie de mon identité était enracinée dans les sports que je pratiquais, une grande partie de mon temps était occupée par les entraînements et les matchs, et je maintenais beaucoup de mes amitiés grâce à ces engagements. Je me suis retrouvée à me demander qui j’étais et ce qui me passionnait sans le sport, une question avec laquelle je lutte encore aujourd’hui.

J’ai reçu des traitements pour mes commotions pendant plusieurs années avant de recevoir un diagnostic de syndrome post-commotionnel (SPC). Certains des symptômes que j’ai ressentis à cause du SPC sont la fatigue, l’irritabilité, l’anxiété, les nausées, les troubles de la concentration et la vision floue. Au fil des années depuis mon diagnostic, j’ai reçu des traitements continus pour mon anxiété et mon irritabilité, et on m’a prescrit des lunettes pour m’aider avec ma vision. Le SPC est quelque chose que je continue de gérer chaque jour, et je serai toujours reconnaissante pour l’amour et le soutien que j’ai reçus et que je continue de recevoir de la part des médecins, des thérapeutes, des amis et de la famille.

Emily at university

Mon expérience des commotions et du SPC au fil des ans m’a permis de développer un intérêt pour le cerveau et son fonctionnement après une blessure. Cet intérêt m’a poussée à poursuivre et à obtenir un diplôme de premier cycle en neurosciences à l’Université de Guelph, où je travaille maintenant à l’obtention d’une maîtrise en études cliniques avec une spécialisation en neurosciences. Tout au long de mes études, j’ai développé un intérêt plus profond pour l’impact des commotions et autres traumatismes crâniens sur la santé mentale, et j’espère trouver une carrière qui me permettra de combiner les domaines de la santé mentale et des lésions cérébrales.

En cherchant des carrières dans les domaines de la santé mentale et des lésions cérébrales, je suis tombée sur la CLF Canada. Je me suis immédiatement sentie attirée et liée à leur histoire et j’ai voulu m’impliquer. Après avoir discuté avec de merveilleux membres de l’équipe de la CLF Canada, j’ai décidé de lancer une section Team Up ici, à l’Université de Guelph. Avec la CLF Canada, j’espère utiliser mes connaissances et mon expérience personnelle des TCC pour améliorer la qualité et l’accessibilité des ressources offertes aux jeunes athlètes concernant la prévention des commotions et le syndrome post-commotionnel. M’impliquer auprès de la CLF Canada me permettra d’être présente dans le sport d’une manière qui est sécuritaire pour moi, tout en enseignant aux autres comment rester en sécurité dans leur sport afin qu’ils puissent continuer à aimer ce qu’ils font.

Large group of people at the Race To End CTE 2023 event

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