Témoignage personnel
Ne laissez pas vos difficultés vous priver de ce qui se trouve devant vous
Brent Sullivan partage son parcours d'un an de lutte contre le syndrome post-commotionnel, soulignant les hauts et les bas, l'importance de prendre le contrôle et de trouver une nouvelle voie à suivre.
Écrit par Brent Sullivan
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Bonjour à tous! Pour ceux qui ont suivi mon parcours « Run Sully Run », je suis Sully! Je voulais vous tenir au courant de ce qui a découlé de mon parcours d'un an de lutte contre le syndrome post-commotionnel (SPC) et de ce que j'en ai appris. Mais d'abord, un petit récapitulatif de l'année écoulée!
En juin 2017, j'ai décidé que je n'étais pas à l'aise avec la façon dont je me sentais physiquement et mentalement. Après 14 commotions cérébrales causées par le hockey et un accident de voiture, j'étais mentalement épuisé et abîmé. Souffrant de dépression, d'anxiété et d'attaques de panique, je m'étais laissé atteindre mon point le plus faible. Physiquement, je pesais 280 lb, ce qui était le plus lourd que j'aie jamais été. Je voulais faire un changement.
J'ai décidé de m'entraîner pour le demi-marathon Banque Scotia lors de la Fin de semaine des courses d'Ottawa et de recueillir des fonds pour la Fondation Héritage pour les commotions cérébrales du Canada. Ce voyage a été long et douloureux, mais ce que j'ai pu découvrir sur mon corps et mon esprit était remarquable. La façon dont on est capable de prendre le contrôle de soi mentalement avec l'activité physique ou un état d'esprit positif est incroyable. Je suis passé de 280 lb, déprimé et épuisé, à 220 lb, énergique et positif. L'année a été un succès pour moi, c'est certain.
Mais ce que j'ai découvert au cours des 7 derniers mois depuis la course, c'est que la lutte contre le SPC est un voyage et un combat sans fin. Une course ne m'a pas guéri de mon SPC, mais j'ai pu apprendre que je le contrôle plus que je ne le pensais à l'origine. Bien qu'il y ait eu beaucoup de points positifs au cours de l'année, il y a eu quelques points négatifs aussi. Mais pour votre bien, je vais d'abord réfléchir aux points négatifs afin que nous puissions terminer sur des pensées heureuses!

Le fait de révéler mes difficultés m'a rendu vulnérable. C'était la première fois que je m'exprimais aussi publiquement sur ma santé mentale. Je suis sûr que si les gens me voyaient, ils savaient que je n'allais pas bien, mais avant que je ne parle de mes combats en santé mentale et de mon histoire de commotions, peu de gens savaient ce que j'avais traversé. Mon nom a commencé à être associé aux commotions cérébrales. Beaucoup de commentaires négatifs ont été faits et les gens m'ont regardé différemment, presque comme si j'étais brisé ou fragile. Un entraîneur rival de ma ligue m'a regardé dans les yeux et m'a dit: « Je vais te donner une autre commotion cérébrale ». Je n'avais jamais voulu rendre mon combat public parce que j'étais fatigué d'attirer l'attention. Des gens ont jugé ma mémoire de façon impolie ou ont hésité lorsque je partageais des faits, comme s'ils doutaient que je puisse vraiment m'en souvenir. Des articles ont été écrits sur moi qui rendaient public tout ce que je traversais, mais ensuite je suis devenu le gars avec les commotions, pas l'entraîneur de hockey avec deux chiens!

Cependant, les aspects positifs sont ce qui m'a permis de persévérer. J'ai vu des changements physiques dans mon corps qui m'ont redonné confiance en moi. J'ai pu utiliser la course comme moyen de déstresser de la routine quotidienne de la saison de hockey. Mentalement, j'ai pu contrôler la dépression, tout en trouvant des moyens de m'attaquer à l'anxiété. Les attaques de panique sont un lointain souvenir qui, je l'espère, ne reviendra jamais. Une fois l'obstacle du demi-marathon franchi, j'avais acquis tellement de confiance dans la façon dont je pouvais contrôler cette situation que j'ai décidé de m'attaquer à un autre obstacle, retourner à l'université.

Dans l'ensemble, la course m'a non seulement sauvé la vie, mais m'a aussi fait réaliser pas mal de choses. Le monde doit rattraper son retard sur les effets des commotions cérébrales et briser la stigmatisation. J'ai fait face à beaucoup de colère, à beaucoup d'attention, et j'ai parfois dû être traité délicatement en raison de la fragilité du sujet. Ce ne fut pas une chose facile à partager pour moi, mais je me suis mis de côté et j'ai voulu penser aux autres. J'ai reçu tellement de messages de gens que je ne connais même pas me remerciant d'avoir révélé mes difficultés, déclarant qu'ils ressentent la même chose, mais se sentent seuls. C'était ma plus grande peur: le sentiment de savoir que personne ne comprend ce qui se passe dans ma tête. Le plus grand défi est d'avoir l'impression de devoir toujours justifier pourquoi parfois je ne peux pas être sociable, parfois j'ai besoin de me reposer. Mon système de soutien est ma colonne vertébrale. Ma copine Kayla est mon roc, et je ne pourrais pas m'imaginer être à sa place certains jours. Mon soutien au travail avec mon groupe de hockey me permet de sortir du lit facilement, et ma copine et mes chiens font en sorte que c'est une joie de rentrer à la maison après le travail.

Et comment je vais maintenant? – Je vais très bien! Je ne cours plus beaucoup, car ce demi-marathon m'a complètement épuisé. À la place, j'ai orienté ma condition physique vers l'haltérophilie et une alimentation plus saine. Je suis également heureux de dire que je suis pleinement inscrit à l'Université d'Ottawa en vue d'obtenir un baccalauréat en sciences sociales. Je sais que ce sera le véritable test pour voir ce que mon cerveau peut vraiment supporter et j'ai hâte de m'attaquer à ce prochain défi!
Dans l'ensemble, mon message principal est de prendre le contrôle. Ne laissez pas vos difficultés vous priver de ce qui se trouve devant vous. Vous êtes tous capables d'avoir une belle vie, mais une vie différente. Acceptez la main qui vous a été donnée, levez la tête et abordez chaque jour avec votre plus grand effort. Faites confiance à votre système de soutien, confiez-leur vos difficultés. N'oubliez pas que votre vie est entre vos mains, profitez-en au maximum!
De la part de mes deux magnifiques chiens, Harvey et Ella, et bien sûr de moi-même, je vous remercie d'avoir suivi mon parcours Run Sully Run.

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