Témoignage personnel
Mon combat contre le syndrome post-commotionnel
Michael Corneau raconte ses trois commotions comme joueur de hockey compétitif, le développement du syndrome post-commotionnel et son combat quotidien pour rester optimiste sur la longue route du rétablissement.
Retour aux témoignages
Je m'appelle Michael Corneau. J'ai 18 ans et je souffre actuellement du syndrome post-commotionnel (SPC). Je suis un passionné de hockey, un partisan et un ancien joueur. J'ai joué au hockey compétitif pendant la majeure partie de ma carrière. J'adorais la compétition, les rivalités, marquer le but gagnant dans les dernières secondes — et vivre tout ça avec des amis avec qui j'ai compétitionné toute ma vie.
J'ai commencé à jouer au hockey dès que j'en ai eu l'âge, sous le programme 'Timbit'. Aussi loin que je me souvienne, je suis tombé amoureux du jeu. Je ne trocquerais mes années d'expérience, de compétition et de plaisir au hockey pour rien au monde. J'ai acquis des leçons de vie qui resteront à jamais gravées dans mon caractère.

La première commotion
En 2013, j'ai subi une commotion cérébrale lors d'un match des séries éliminatoires. Un joueur adverse m'a frappé à la tête, ses mains sont venues sous mon menton et je me suis retrouvé à plat dos sur la glace. À mon propre détriment, j'ignorais les signes et les symptômes d'une commotion. Alors je suis retourné au jeu. Ce n'est qu'après la partie que j'ai commencé à me sentir 'bizarre' et c'est aussi quand mon mal de tête a commencé.
Quatre jours plus tard, lors d'un autre match, j'ai reçu un impact plus petit à la tête. C'était suffisant pour me faire réaliser que je n'étais plus moi-même depuis plus de quatre jours. J'ai commencé à ressentir un mal de tête et des étourdissements, et j'ai su que je devais quitter le match.
Un spécialiste en commotions m'a informé que j'avais vécu un Syndrome du Deuxième Impact. Cela s'est produit parce que j'avais reçu un deuxième impact significatif peu après le premier. Il m'a fallu environ six mois de repos avant que les symptômes disparaissent. J'étais absent de l'école et des sports pendant toute cette période.
Un retour — et un troisième impact
Après avoir pris deux ans de repos des sports de contact, j'ai décidé de jouer au hockey contact pour la dernière fois avec des amis d'enfance à l'automne 2016. Lors du premier match de la saison, j'ai été frappé à la tête. La douleur à ma mâchoire a pris le dessus sur toute pensée concernant une autre commotion. De retour à la maison ce soir-là, je ne me sentais pas bien — je reconnaissais la sensation de mes commotions précédentes. Ma mère m'a emmené à l'hôpital le lendemain, et le diagnostic s'est avéré positif.

Quand le SPC s'installe
Après quelques mois de repos sans amélioration, mon spécialiste a déterminé que j'étais passé au stade du SPC. Le syndrome post-commotionnel est un état dans lequel les symptômes persistent plus longtemps que le rétablissement normal. Le SPC place votre corps en état d'alerte permanente — votre corps ne peut pas se rassurer, ce qui l'épuise sans activité physique. Cela crée des douleurs, des courbatures et une tension dans tout le corps.
En plus de l'aspect physique, cela a créé en moi une anxiété constante. Cela limite ma capacité à sortir de la maison. Ma "sortie" typique est d'aller à l'épicerie avec ma mère. Selon l'achalandage, la luminosité et les bruits ambiants, cette activité banale peut aggraver mes symptômes pour le reste de la journée.

Vivre avec l'incompréhension
À travers mon parcours, j'ai appris à la dure que les commotions sont souvent mal comprises. Une commotion n'est pas comme une fracture ou une entorse — il n'y a pas de délai précis pour un rétablissement complet. Si les gens ne pouvaient pas voir ma blessure, ils assumaient que j'allais bien. Mes camarades de classe avaient du mal à comprendre pourquoi j'étais absent depuis si longtemps alors qu'ils me voyaient parfois à l'épicerie.
Honnêtement, je n'ai jamais pris à cœur ce que les gens pensaient. La seule personne qui me comprenait vraiment était ma mère, parce qu'elle était toujours à mes côtés.
La route devant moi
Aussi frustrante que soit cette incompréhension, j'ai choisi de l'accepter et de continuer. La seule personne qui peut dicter mon rétablissement, c'est moi. Je sais que j'irai mieux éventuellement. Je vois ma commotion comme une pause dans ma vie — pas une fin. Je n'ai peut-être pas obtenu mon diplôme en même temps que mes camarades, je ne travaille peut-être pas encore comme mes amis, mais je le ferai quand tout ça sera terminé. Pour l'instant, la seule chose sur laquelle je travaille, c'est mon rétablissement.
J'ai eu une commotion pendant environ 11 mois maintenant. La chose qui m'a aidé jour après jour était l'optimisme — me rappeler que je reviendrai à ce que je faisais avant. Je me disais souvent que ma vie était simplement sur pause, et que je réussirais ce que je voulais accomplir une fois rétabli.

SOUTENEZ NOTRE MISSION
Aidez-nous à éliminer les lésions cérébrales.Donnez aujourd'hui.
Votre contribution finance directement la recherche et apporte un soutien essentiel aux enfants, aux vétérans, aux proches aidants, aux athlètes et aux familles du Canada confrontés aux défis des lésions cérébrales.


